QUE FAIT L'UITA POUR RÉDUIRE L'ÉCART DE RÉMUNÉRATION ENTRE HOMMES ET FEMMES ?

Réduire l’écart salarial entre les femmes et les hommes est l’un des principaux objectifs du Programme d’action de l’UITA sur l’égalité, qui sera atteint au moyen d’une organisation et de stratégies concrètes qui permettent de surmonter les obstacles à l’égalité.

L’UITA s’est engagée de longue date à lutter pour des emplois plus qualifiés et mieux rémunérés pour les femmes, à s’organiser contre toutes les formes d’emplois précaires dans lesquels les femmes sont surreprésentées et qui les exposent à un risque élevé de harcèlement sexuel, et à exiger des emplois stables et permanents (article en anglais). Les affiliées de l’UITA ont négocié avec succès des politiques d’embauche avec les sociétés qui tiennent compte de la dimension de genre et qui visent à employer davantage de femmes avec de meilleures conditions de travail et à accroître leurs opportunités d’emploi. L’embauche et la formation de femmes comme caristes dans une grande société transnationale des boissons en Asie-Pacifique ou l’augmentation du nombre de femmes employées dans l’industrie de la banane en Afrique (article en anglais) et en Amérique latine en sont des exemples. Ces progrès sont appuyés par des actions de syndicalisation et la négociation de structures d’accueil d’enfants abordables et par une approche de la santé et sécurité au travail intégrant la dimension de genre. L’UITA encourage également la création de réseaux des travailleuses au sein des STN afin de renforcer le programme sur l’égalité.

L’un des principaux obstacles à l’égalité est la violence fondée sur le genre dans le monde du travail. L’UITA a signé des accords pour lutter contre le harcèlement sexuel avec plusieurs STN, dont Chiquita, Unilever, Sodexo, Melia, Arla et AccorInvest et a lancé des campagnes pour la dignité au travail, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration où la majorité de la main d’œuvre est féminine. Au niveau international, l’UITA et ses organisations affiliées se sont fortement mobilisées en faveur de l’adoption de la Convention 190 et de la Recommandation 206 de l’OIT en juin 2019 et font aujourd’hui activement campagne (article en anglais) pour la ratification de la C190 et la mise en œuvre de la C190 et R206 par le biais de la négociation et de l’inclusion de dispositions spécifiques dans les conventions collectives ou les accords-cadres internationaux.

L’UITA promeut énergiquement l’accession des femmes à des postes de direction dans les syndicats par le biais de ses projets et de ses obligations statutaires. Une représentation minimale de 40% de femmes déléguées est ainsi obligatoire dans tous les organes directeurs de l’UITA depuis le Congrès de 2007. L’égalité est une question transversale intégrée dans tous les projets d’éducation et de syndicalisation de l’UITA où sont promus les femmes syndicalistes et les droits des travailleuses. L’UITA soutient ses affiliées lors d’actions syndicales en défense des travailleuses, comme dans le cas de la récente grève des travailleuses de Lactalis pour l’égalité salariale ou des actions féministes plus larges comme la grève féministe en Suisse.

L’UITA soutient depuis longtemps les travailleurs-euses à domicile et domestiques, un autre secteur où prédomine la main d’œuvre féminine, et a été à l’avant-garde de leur lutte pour la reconnaissance en tant que travailleurs-euses ayant le droit à la négociation collective et à la sécurité sociale.

EN QUOI L'EPIC PEUT-ELLE ÊTRE PERTINENTE POUR L'UITA ?

En faisant partie de cette coalition, l’UITA pourra discuter, partager et acquérir les meilleures stratégies pour lutter contre l’écart de rémunération entre les sexes, l’une des discriminations et inégalités les plus évidentes dans le monde du travail, et promouvoir l’équité salariale. L’action de l’UITA est enracinée dans la négociation collective, qui est essentielle pour combler l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes, et dans le droit pour tous les travailleurs de s’affilier et d’être représentés par des syndicats indépendants et démocratiques.