QUE FAIT L'EGYPTE POUR RÉDUIRE L'ÉCART DE RÉMUNÉRATION ENTRE HOMMES ET FEMMES ?

La Constitution égyptienne promeut l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous leurs droits et obligations. Le Code du travail égyptien interdit explicitement la discrimination salariale et la loi sur le travail garantit un salaire égal pour un travail égal. Plusieurs articles de la constitution aident les femmes à atteindre l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Dans le secteur public, les femmes salariées ont la possibilité de demander un travail à mi-temps et en contrepartie d’être à moitié rémunérées. Ils ont également le droit de prendre jusqu’à trois congés parentaux d’une durée maximale de deux ans sans salaire. Et selon l’article 72 de la loi 48 (de l’année 1978), l’État est tenu de payer sa part et la part de la femme salariée dans la cotisation d’assurance sociale. Quant au secteur privé, le Code du travail oblige les employeurs (employant 100 femmes ou plus) à fournir des services de garde d’enfants sur place.

L’État étudie en permanence des mesures pour réduire l’écart de rémunération entre hommes et femmes. Lors du Forum mondial de la jeunesse de 2018, une session visant à discuter des mesures visant à réduire l’écart entre les sexes sur le marché du travail s’est tenue. En outre, l’allocation du budget de l’État est constamment ajustée en faveur des femmes. L’argent alloué à neuf entités différentes travaillant sur les questions liées au genre a augmenté d’environ 80%, passant d’une moyenne de 1,5 milliard d’EGP en 2010 / 11-2014 / 15 à 2,7 milliards d’EGP en 2015 / 16-2019 / 20.

En 2017, le Conseil national pour les femmes a présenté la «Stratégie nationale pour l’autonomisation des femmes égyptiennes 2030» et le président Al-Sisi a ordonné à tous les responsables gouvernementaux et aux organes de l’État de renforcer ses plans, programmes et projets. L’objectif de la stratégie est de renforcer la condition de la femme grâce à une approche globale qui prend en considération les différents rôles que les femmes jouent aux différentes phases de leur vie. Si tous les groupes sociaux, les institutions de l’État et ses organes exécutifs participent activement à la stratégie et à ses programmes, cela se traduirait en conséquence par une réduction de l’écart de rémunération entre les sexes en Égypte à long terme.

EN QUOI L'EPIC PEUT-ELLE ÊTRE PERTINENTE POUR L'EGYPTE ?

La loi égyptienne sur le travail garantit un salaire égal pour un travail égal, cependant, en raison des pratiques de travail discriminatoires fondées sur le sexe, il existe toujours des preuves d’un écart dans le salaire moyen des femmes par rapport aux hommes. Ces pratiques de travail discriminatoires entraînent une forte concentration de femmes dans des emplois placés en bas de l’échelle de carrière. Selon le Global Gender Gap Report de 2020, très peu de femmes en Égypte occupent des postes de direction (seulement 7,1%). Et selon les statistiques, leur présence est très limitée parmi les propriétaires d’entreprises (2,4%) et les cadres supérieurs (4,9%). On estime également que le revenu d’un homme moyen est environ 3,8 fois supérieur à celui d’une femme moyenne.

Par conséquent, l’EPIC peut servir de plateforme pour le partage des expériences et de réussites de chaque pays, en soutenant toutes les mesures que l’Égypte prend pour réduire l’écart de rémunération entre les sexes, comme l’introduction d’un article luttant contre l’écart de rémunération entre les sexes dans la constitution égyptienne; offrir des programmes de mentorat où les femmes sont conseillées sur la façon de négocier leur salaire et leurs conditions de travail; promouvoir l’entreprenariat féminin; et imposer la transparence parmi les employés concernant les processus de salaire, de promotion et de récompense. Par conséquent, l’Égypte attend avec intérêt d’adopter avec succès les efforts législatifs et institutionnels entrepris dans d’autres pays membres de l’EPIC sur cette question.

L’adhésion à l’EPIC démontre la volonté de l’Égypte de réduire l’écart entre les sexes et de travailler à la réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030, en particulier de l’objectif 5 sur l’égalité des sexes et de l’objectif 8 sur le travail décent et la croissance économique inclusive, en particulier l’objectif 8.5 qui stipule: «D’ici 2030, atteindre pleinement un emploi et un travail décent pour toutes les femmes et tous les hommes, y compris pour les jeunes et les personnes handicapées, et un salaire égal pour un travail de valeur égale ».