QUE FAIT LE PÉROU POUR RÉDUIRE L'ÉCART DE RÉMUNÉRATION ENTRE HOMMES ET FEMMES ?

A cet égard, la loi No.30709, qui interdit la discrimination en matière de salaire entre les hommes et les femmes, prévoit l’obligation pour les employeurs d’établir des tableaux de catégories et de fonctions ainsi que de rémunération, par des procédés assurant l’égalité et la non-discrimination entre hommes et femmes. Les dispositions réglementaires de la loi susmentionnée, approuvée par le Décret Suprême no. 002-2018-TR, précisent que cette obligation doit être remplie au moyen de l’évaluation et du regroupement des emplois dans des tableaux de catégories et fonctions, selon des critères objectifs, en fonction des tâches concernées, des compétences nécessaires pour les accomplir, et des profils d’emploi.

A cette fin, le Ministère du Travail et de la Promotion de l’emploi a donc mis à la disposition des employeurs un ensemble d’outils pour leur permettre d’appliquer la loi No. 30709 et ses dispositions réglementaires contenant notamment : i) le Guide des directives de référence destiné aux entreprises devant mettre au point le tableau des catégories et fonctions et le contenu minimum de la politique salariale (Résolution ministérielle No.243-2018-TR) ; et ii) le Guide méthodologique en vue de l’évaluation objective, sans discrimination entre hommes et femmes, des emplois et de la préparation des tableaux de catégories et fonctions (Résolution ministérielle No. 145-2019-TR).

En outre, en mars 2019, le « Groupe de travail tripartite visant à promouvoir et renforcer la participation des femmes et l’exercice de leurs droits dans le domaine social et du travail » a été créé ; il constitue un espace de dialogue tripartite qui rassemble les représentants d’associations d’entreprises, de syndicats et de l’État.

EN QUOI L'EPIC PEUT-ELLE ÊTRE PERTINENTE POUR LE PÉROU ?

Il est important que l’État péruvien devienne membre de l’EPIC, qui l’aidera à mieux assumer ses obligations internationales en matière de réduction des écarts salariaux, émanant notamment de la Convention No.100 sur l’égalité de rémunération, 1951, et de l’Objectif de développement durable 8.5.

Par ailleurs il est essentiel que le Ministère du travail et de la promotion de l’emploi en particulier dispose de connaissances et de bonnes pratiques qui favoriseront le respect des engagements cités ci-dessus, par le biais de partenariats, d’initiatives conjointes et de partage des connaissances dans le cadre de la Coalition internationale pour l’égalité salariale.