QUE FAIT LE PANAMA POUR RÉDUIRE L'ÉCART DE RÉMUNÉRATION ENTRE HOMMES ET FEMMES ?

Un engagement de haut niveau

Le Panama articule actuellement son appartenance à la Coalition internationale pour l’égalité salariale avec l’Initiative pour la parité entre les sexes, en lien avec la Banque interaméricaine de développement et le Forum économique mondial.

Dans le cadre de la Coalition internationale pour l’égalité salariale, le gouvernement du Panama a dirigé un projet régional en janvier 2018 avec la participation de différentes parties prenantes telles qu’ONU Femmes, l’OIT, l’OCDE, les gouvernements de la Suisse, du Canada et d’autres pays d’Amérique latine, des représentants de haut niveau du secteur privé, etc. Parallèlement, le Panama a lancé un site Web pour partager le contenu du projet et les mises à jour régionales, partager des outils pratiques et catalyser des campagnes communes à l’avenir.  Lors du lancement du projet, le président panaméen était présent et s’est engagé à soutenir la cause de l’égalité. Le Vice-président du Panama –qui a par ailleurs été désigné « champion régional » de la Coalition internationale pour l’égalité salariale – était également présent.

En collaboration avec la Banque interaméricaine de développement et le Forum économique mondial, le plan de la première année de l’Initiative pour la parité entre les sexes a été lancé le 11 juillet, en même temps que le Conseil national pour la parité entre les sexes. L’un des principaux piliers de cette initiative est l’égalité de rémunération, c’est pourquoi le Plan national en lien avec la Coalition internationale pour l’égalité salariale a été incorporé dans le plan d’action de l’initiative, ce qui renforce l’institutionnalisation de cette coalition et son articulation entre tous les acteurs.  C’est pour cette raison qu’un groupe de dirigeants composé de membres des secteurs privé et public –  dont certaines importantes ONG spécialistes du sujet – a été créé et est accompagné par un groupe d’alliés stratégiques composé d’organisations internationales, d’organisations professionnelles et d’importantes ONG centrées sur l’égalité salariale.

L’harmonisation du cadre juridique

Le Gouvernement panaméen a adopté la loi n°56 de 2017 qui établit la presence de 30% de femmes dans les conseils de direction des entreprises publiques et privées. Cette politique est accompagnée par la section panaméenne de la WCD (Women Corporate Directors).

Un règlement actualisé est en cours d’élaboration concernant les aspects de l’égalité de rémunération en vertu de la loi n°4 de 1999 relative à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.  Dans le même ordre d’idées, des propositions ont été lancées et les suivis respectifs sont en cours en ce qui concerne la normalisation des données et des indicateurs qui mesurent l’écart salarial dans le pays.

Faire prendre conscience

Afin de sensibiliser davantage les gens, nous prévoyons organiser une journée nationale pour célébrer le droit à l’égalité salariale.

Le ministère du Travail et du Développement travaille en partenariat avec le Programme des Nations unies sur le développement dans le but de créer label d’égalité des sexes dans le secteur privé. Cette mesure permettrait d’incorporer des mesures visant à assurer l’égalité de rémunération dans les entreprises.

Le Panama participera à la cérémonie de serment envers la Coalition internationale pour l’égalité salariale pendant l’Assemblée générale des Nations Unies et encourage les autres membres à y participer également.

EN QUOI L'EPIC PEUT-ELLE ÊTRE PERTINENTE POUR LE PANAMA ?

La Coalition internationale pour l’égalité salariale est pertinente pour le Panama en raison de la persistance des écarts entre les sexes en termes de représentation politique et de participation économique – et particulièrement en ce qui concerne le revenu. Les écarts dans l’éducation, la santé et l’espérance de vie ont en revanche été considérablement réduits. Le gouvernement du Panama estime qu’il s’agit d’un effort qui doit transcender les gouvernements et qui doit être mené dans le cadre d’une collaboration entre les secteurs privé, public et mixte – et ce afin d’atteindre les Objectifs de développement durable n°5 et n°8-5.

Des écarts similaires existent dans toute l’Amérique centrale, c’est pourquoi, pour les combler, le Panama se sent responsable de favoriser une prise de conscience et de mettre en œuvre des politiques publiques autour de ces enjeux.