QUE FAIT L'ISRAËL POUR RÉDUIRE L'ÉCART DE RÉMUNÉRATION ENTRE HOMMES ET FEMMES ?

Israël a ratifié la convention (n° 100) de l’OIT sur l’égalité de rémunération, 1951, et adopté une loi conforme à cette convention.

Une étape législative importante a été franchie avec l’entrée en vigueur de la loi (5724-1964) sur l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes, qui stipule qu’un employeur doit verser aux travailleuses un salaire égal à celui que perçoivent leurs homologues masculins pour un travail identique ou substantiellement semblable.

Durant la dernière décennie, Israël a entrepris un examen de la conformité de sa législation sur l’égalité de rémunération, y compris dans le secteur public.

La Commission pour l’égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) a été créée en janvier 2008 afin de promouvoir l’application de la législation sur l’égalité des chances en matière d’emploi, au moyen de procédures civiles d’exécution. L’EEOC a compétence pour faire appliquer la loi sur l’égalité salariale au moyen de procédures civiles, engager des poursuites contre les employeurs, en son nom ou au nom des employés, et participer aux procédures connexes es-qualité d’amicus curiae. Depuis sa création, l’EEOC a engagé des procédures civiles pour faire respecter l’égalité des chances en matière d’emploi, a mené des actions de sensibilisation aux droits des employés, et promu la mise en œuvre de la réglementation dans ces domaines.

Israël a mis en place des politiques et des pratiques qui encouragent la transparence salariale. Plusieurs organisations (l’EEOC, l’Initiative pour le changement social du Fonds israélien (Shatil), le Réseau des femmes israéliennes, et le Centre Adva) ont lancé le projet «Equal Pay for Equal Worth» (2012-2015) afin de réduire les écarts de rémunération liés au genre. Le mode de calcul des écarts de rémunération, développé dans le cadre du projet, est un outil innovant, qui permet à ses utilisateurs d’analyser les données de paiement dans une organisation donnée, et d’identifier la source et l’ampleur de ces écarts. Grâce à cette méthodologie, les employeurs peuvent s’autocontrôler anonymement, et œuvrer à la réduction des écarts salariaux, le cas échéant.

Le ministère du Travail, des Affaires sociales et des Services sociaux a élaboré tout un éventail de politiques et de programmes d’emploi, qui s’attachent à la qualité de l’emploi et à la diversification des employés dans les activités et secteurs à forte productivité. Une série de programmes est offerte aux travailleuses pour les aider à progresser professionnellement, tels que les «She codes» – un modèle unique, centré autour de la communauté, qui aide les travailleuses à s’intégrer dans l’industrie israélienne de la haute technologie et y progresser. Il existe d’autres outils, tels que l’apprentissage et la formation tout au long de la vie, la création de communautés professionnelles, l’aide au recrutement et la fidélisation.

EN QUOI L'EPIC PEUT-ELLE ÊTRE PERTINENTE POUR L'ISRAËL ?

Israël et l’EPIC ont des objectifs partagés en ce domaine, à savoir la réduction des écarts de rémunération entre les hommes et les femmes et la sensibilisation du public aux avantages de l’égalité. Israël accorde une grande importance aux objectifs fixés par l’EPIC en matière de réduction des écarts de rémunération entre les hommes et les femmes.

L’EPIC est une plateforme qui permet de diffuser les connaissances et les pratiques optimales; elle offre une aide substantielle aux Etats membres qui font preuve de leadership et d’engagement quant aux législations et politiques relatives à l’égalité de rémunération. Les échanges approfondis de connaissances auront à n’en pas douter un impact sur la réduction des écarts de rémunération dans le monde entier.